Revue de la presse américaine

MalienneMoi.org | Dimanche 8 mars 2026 — Journée internationale des droits des femmes En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, l'actualité américaine reste marquée par une guerre au Moyen-Orient qui entre dans son dixième jour, des tensions commerciales qui fragilisent les économies africaines, et une gestion des dossiers Epstein qui soulève des questions sur l'indépendance de la justice américaine. Décryptage, depuis les États-Unis, de ce qui nous concerne directement.

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GÉOPOLITIQUE — La guerre États-Unis / Iran : jour 9
Les frappes s’intensifient, l’Afrique compte les dégâts
Ce dimanche 8 mars, les États-Unis et Israël ont frappé pour la première fois les dépôts pétroliers et les installations de raffinage de Téhéran, faisant flamber les cours mondiaux du pétrole. Les pays du Golfe continuent d’essuyer des missiles et drones iraniens : le Koweït déplore deux morts parmi ses forces de sécurité, les Émirats arabes unis comptent quatre victimes civiles, et le Bahreïn signale des dommages sur une usine de dessalement d’eau. L’Iran, de son côté, se rapproche de la désignation d’un nouveau guide suprême pour remplacer Khamenei, tué le 28 février. Le pape Léon XIV a appelé ce dimanche à la fin des bombardements. La Suisse, pourtant réputée neutre, a estimé que les frappes américaines constituaient une violation du droit international.

Ce que ça change pour l’Afrique : La destruction des installations pétrolières iraniennes fait grimper les prix de l’énergie à l’échelle mondiale — une pression directe sur les ménages africains et les économies importatrices de pétrole comme le Mali. Les attaques sur les usines de dessalement dans le Golfe soulèvent également la question de la sécurité de l’eau dans une région où plusieurs pays africains ont des travailleurs expatriés. L’Union africaine maintient son appel à la désescalade. Selon les analystes, la guerre détourne aussi l’attention des puissances occidentales du Sahel, où les États-Unis avaient récemment repris leur coopération antiterroriste.

ÉCONOMIE & COMMERCE — Les tarifs douaniers et l’Afrique
L’Afrique se réorganise face au protectionnisme américain
La surtaxe de 15 % imposée par la Maison-Blanche depuis le 24 février continue de peser sur les exportateurs africains, malgré la décision de la Cour suprême déclarant illégaux les précédents tarifs. L’AGOA, renouvelée pour un an seulement jusqu’à fin 2026, n’offre plus la visibilité dont les entreprises africaines ont besoin pour planifier. En réponse, le continent accélère son pivot commercial vers l’Asie — et notamment vers la Chine, qui ouvrira dès le 1er mai 2026 un accès zéro tarif à 53 pays africains. C’est un signal fort : pour la première fois, les entreprises africaines considèrent majoritairement l’Asie comme leur partenaire commercial prioritaire, devant les États-Unis.
Ce que ça change pour l’Afrique : Pour le Mali et les pays sahéliens peu exposés directement aux tarifs américains, l’impact est indirect mais réel : hausse du coût des importations, pression sur les monnaies locales, ralentissement de la croissance mondiale. L’accélération de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) s’impose plus que jamais comme une réponse structurelle.

POLITIQUE AMÉRICAINE — Washington sous tension
Epstein, médias, liberté de la presse : des signaux inquiétants
Une enquête de NPR révèle que le Département de justice américain a supprimé ou retenu des fichiers Epstein contenant des accusations d’abus sexuels impliquant le nom de Trump. Par ailleurs, le conseiller de l’Agence américaine pour les médias mondiaux, Kari Lake, a été déclaré nul et non avenu par un juge — annulant rétroactivement plus d’un an de décisions, dont le licenciement de plus de 1 000 journalistes. Ces deux développements nourrissent un débat croissant sur l’indépendance des institutions américaines et la liberté de la presse sous l’administration Trump.

Ce que ça change pour l’Afrique : La suppression de fichiers Epstein potentiellement compromettants pour le président en exercice interroge sur la transparence de la justice américaine — un standard que Washington exige pourtant souvent des pays africains. La mise à l’écart de journalistes au sein des médias financés par le gouvernement américain, dont certains couvrent l’Afrique, affaiblit également les capacités d’information indépendante sur le continent.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES — 8 mars 2026
“Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles”
En ce 8 mars, l’ONU célèbre la Journée internationale des droits des femmes sous le thème “Rights. Justice. Action. For ALL Women and Girls” — que l’on peut traduire par “Donner pour gagner”. Le constat est alarmant : en 2026, les femmes ne disposent que de 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes dans le monde. Dans près de 70 % des pays interrogés, les femmes se heurtent à davantage d’obstacles pour accéder à la justice. À ce rythme, il faudrait 286 ans pour combler les écarts juridiques entre hommes et femmes. À New York, la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70) s’ouvre demain à l’ONU, avec en première ligne des événements dédiés à l’Afrique et à l’Amérique latine.
En résonance avec l’Afrique : En Afrique du Sud, le gouvernement commémore les 70 ans de la marche historique de 1956, où plus de 20 000 femmes avaient manifesté contre les lois d’apartheid au cri de “Wathint’ abafazi, Wathint’ imbokodo” — “Vous frappez une femme, vous frappez un rocher.” Un héritage toujours vivant, dans un continent où les femmes continuent de se battre pour leurs droits fondamentaux — et où des plateformes comme MalienneMoi jouent un rôle essentiel pour amplifier leurs voix.

MalienneMoi.org — Parce que ce qui se passe là-bas, nous concerne ici.
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