Revue de la presse

Semaine du 2 au 13 mars 2026 | MalienneMoi.org DOSSIER SPÉCIAL : LES ÉTATS-UNIS EN GUERRE CONTRE L'IRAN Chers lecteurs de MalienneMoi, Cette semaine, je n'ai pas publié ma revue quotidienne. L'actualité était si grave qu'il fallait prendre du recul pour vous offrir une analyse complète. Voici les 14 premiers jours d'un conflit qui bouleverse le monde et qui nous touche directement.

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La guerre USA-IRAN : ce qu’il faut savoir

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes massives coordonnées sur l’Iran. L’opération américaine s’appelle « Epic Fury », l’opération israélienne « Roaring Lion ».

L’objectif déclaré : Détruire les capacités nucléaires iraniennes et obtenir un changement de régime.

Le Guide suprême iranien Ali Khamenei (86 ans) a été tué dans les premières frappes. C’est la première fois qu’un chef d’État est assassiné par une frappe américaine depuis des décennies. Son fils Mojtaba Khamenei a été nommé nouveau Guide suprême le 8 mars.

Le bilan humain au 13 mars

Iran : Plus de 1 348 civils tués, 17 000 blessés, 3,2 millions de déplacés

États-Unis : 11 soldats tués, environ 140 blessés

Israël : Plus de 10 morts civils, 2 soldats tués

Liban : Plus de 400 morts dans les frappes israéliennes sur le Hezbollah

Pays du Golfe : Victimes au Koweït, Bahreïn, Qatar et Émirats Arabes Unis

La riposte de l’Iran

L’Iran riposte avec des missiles et des drones sur Israël (Tel Aviv, Haïfa, Jérusalem), sur les bases américaines au Koweït, Bahreïn, Qatar, Arabie Saoudite et Irak, ainsi que sur Dubaï et Abu Dhabi.

Le Hezbollah libanais a rejoint le conflit le 2 mars, échangeant des frappes avec Israël.

Impact Économique : Ce que ça change pour vous

Le détroit d’Ormuz est fermé

L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole mondial. Un responsable iranien a menacé : « Pas un litre de pétrole ne passera. Attendez-vous à un pétrole à 200 dollars le baril. »

L’explosion des prix du pétrole

Avant la guerre, le baril de pétrole Brent coûtait environ 70 dollars. Le 2 mars, il est monté à 79 dollars (+8%). Le 5 mars, il atteignait 83 dollars (+15%). Le 10 mars, il a dépassé les 100 dollars (+40%). Aujourd’hui, il oscille autour de 100 dollars.

L’essence aux États-Unis

L’essence est passée de 2,98 dollars le gallon avant la guerre à 3,41 dollars voire plus de 4 dollars selon les régions. En Californie, elle dépasse les 5 dollars le gallon.

Les marchés financiers en panique

Le Dow Jones a perdu 400 points le 2 mars et reste extrêmement volatil. L’or a atteint un record historique à plus de 5 400 dollars l’once. Le gaz naturel européen a bondi de 50% après l’arrêt de production au Qatar.

Impact sur l’Afrique et la Diaspora

L’Afrique durement touchée

Le ministre des Finances de Djibouti, Ilyas M. Dawaleh, a lancé l’alerte : cette guerre « apportera des conséquences économiques sévères pour les pays en développement ». Les petits États dépendant du commerce maritime « risquent d’être entraînés dans une incertitude économique plus profonde alors que les chocs externes se répercutent sur la région et l’Afrique ».

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi a déclaré que l’économie de son pays était dans un « état de quasi-urgence », avertissant d’une inflation croissante.

Les pays africains les plus vulnérables

L’Éthiopie dépend presque entièrement du pétrole importé des Émirats Arabes Unis, d’Arabie Saoudite et du Koweït. Des chocs de prix sévères sont attendus.

L’Égypte fait face à une situation de quasi-urgence économique.

Le Kenya, le Ghana, le Sénégal et le Mali, comme la plupart des pays africains, importent la majorité de leurs produits pétroliers. Ils subiront de plein fouet la hausse des prix.

Ce que ça signifie concrètement pour l’Afrique

Premièrement, une hausse des prix de l’essence dans tous les pays africains importateurs.

Deuxièmement, une inflation alimentaire. Le transport routier coûte plus cher, donc tout coûte plus cher. Les prix des engrais ont déjà augmenté de 30%, ce qui affectera les récoltes.

Troisièmement, un affaiblissement des devises africaines. Les investisseurs fuient vers le dollar américain, ce qui dévalue les monnaies locales.

Quatrièmement, un blocage de l’aide humanitaire. Le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, a alerté que les fournitures humanitaires n’atteignent plus les zones de besoin en Afrique subsaharienne à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz.

La diaspora africaine dans le Golfe

Des milliers d’Africains vivent et travaillent à Dubaï, Abu Dhabi, au Qatar et au Bahreïn. Ces pays sont directement touchés par les missiles iraniens.

À Dubaï, l’hôtel Burj Al Arab a été endommagé et l’aéroport a été touché. Aux Émirats, les écoles ont été fermées pendant plusieurs jours. Au Qatar, des explosions ont eu lieu à Doha et la production de gaz a été suspendue. Au Bahreïn, des attaques ont visé des zones résidentielles.

 AUTRES ACTUALITÉS AMÉRICAINES DE LA SEMAINE

Le Congrès refuse d’arrêter la guerre

Les 4 et 5 mars, le Sénat et la Chambre des représentants ont rejeté les résolutions visant à arrêter les opérations militaires sans l’approbation du Congrès. Trump continue donc la guerre.

Attaque contre une synagogue au Michigan

Le 12 mars, un homme a foncé avec son camion sur la synagogue Temple Israel près de Detroit. L’attaquant, identifié comme Ayman Mohamad Ghazali, citoyen américain d’origine libanaise, est mort pendant l’attaque. Il avait perdu plusieurs membres de sa famille, dont deux frères membres du Hezbollah, dans une frappe israélienne au Liban la semaine précédente.

L’Iran se retire de la Coupe du Monde 2026

Le ministre iranien des Sports a annoncé que l’Iran ne participera pas à la Coupe du Monde FIFA 2026, qui sera organisée aux États-Unis. Trump a dit que l’équipe iranienne était « bienvenue » mais que ce n’était « pas approprié pour leur propre vie et sécurité ».

Enquête sur une frappe sur une école iranienne

Une frappe américaine du 28 février sur une école de filles dans le sud-est de l’Iran aurait tué entre 165 et 180 personnes, dont des enfants. Le Pentagone a ouvert une enquête. Des sénateurs démocrates se sont dits « horrifiés ».

CHRONOLOGIE DE LA SEMAINE

28 février : Début des frappes USA-Israël. Le Guide suprême Khamenei est tué.

1er mars : L’Iran riposte sur Israël et les pays du Golfe. Trois soldats américains sont tués.

2 mars : Le détroit d’Ormuz est fermé. Le pétrole bondit de 8%.

4-5 mars : Le Congrès américain rejette les résolutions pour arrêter la guerre.

6 mars : Le Qatar suspend sa production de gaz après des attaques iraniennes.

8 mars : Mojtaba Khamenei est nommé nouveau Guide suprême d’Iran.

9 mars : Le septième soldat américain est tué. Le pétrole approche les 120 dollars.

10 mars : Trump déclare que la guerre sera terminée « très bientôt ».

11 mars : L’Agence Internationale de l’Énergie annonce la plus grande libération de réserves pétrolières de l’histoire (400 millions de barils).

12 mars : Attaque contre une synagogue au Michigan. Le pétrole redescend à environ 100 dollars.

13 mars : Quatre militaires américains sont tués dans un crash d’avion en Irak. Le bilan américain atteint 11 morts.

CE QUE LA DIASPORA DOIT RETENIR

L’essence : Préparez-vous à une hausse de 30 à 50 cents aux États-Unis.

Les envois d’argent : Des perturbations sont possibles vers l’Afrique.

Les voyages : Évitez le Moyen-Orient jusqu’à nouvel ordre.

Vos proches dans le Golfe : Vérifiez leur sécurité.

L’économie africaine : L’inflation et la hausse des prix sont inévitables.

ET MAINTENANT ?

Trump affirme que les opérations militaires pourraient durer « quatre à cinq semaines ». Les analystes israéliens estiment que le régime iranien ne tombera pas de sitôt et qu’il faudrait « encore plusieurs semaines ou mois de combats » pour changer la situation.

L’Iran, de son côté, pose trois conditions pour mettre fin à la guerre : la reconnaissance de ses droits légitimes, le paiement de réparations, et des garanties internationales contre de futures agressions.

Le monde retient son souffle. Et l’Afrique, une fois de plus, paiera le prix d’un conflit qui ne la concerne pas directement mais dont elle subira les conséquences économiques.

Restez informés. Restez vigilants.

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