Portrait : Aminata Dramane Traoré

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Née en 1947 à Bamako, Aminata Dramane Traoré est une référence pour l’élite africaine qui aspire à un modèle  de développement autre que ceux dictés par les pays occidentaux. La femme politique et écrivaine malienne est célèbre pour son franc-parler et sa lutte contre le néocolonialisme.

Ministre malienne du tourisme de 1997 à 2000, Aminata Dramane Traoré a démissionné de ses fonctions pour ne plus être tenue de son devoir de réserve. Militante altermondialiste, elle fustige les mesures drastiques et inadaptées que les institutions de Bretton Wood imposent aux Etats Africains.

Aminata Dramane Traoré est titulaire d’un doctorat de 3e cycle en psychologie sociale et d’un diplôme de psychopathologie. En 2006 elle a été responsable de l’organisation du troisième  Forum social mondial (volet Bamako).

Intellectuelle, chercheur, sociologue, ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, Aminata Traoré mène sur tous les fronts son combat contre les travers d’une mondialisation imposée. Militante altermondialiste, elle s’est engagée dans le combat contre le libéralisme, qu’elle considère comme responsable du maintien de la pauvreté au Mali et en Afrique en général. Aminata Dramane Traoré souhaite que les États africains cessent de suivre les injonctions des pays occidentaux qui se traduisent par “les plans et programmes des banquiers internationaux et des grandes puissances du Nord” et qui conduisent à la pauvreté des populations et engendre les phénomènes de violence et l’émigration vers l’Europe d’une grande partie de la jeunesse désabusée. Elle demande aux gouvernants africains de réagir face au néocolonialisme.

Elle coordonne les activités du Forum pour un autre Mali et était responsable de l’organisation du troisième volet à Bamako du Forum social mondial polycentrique de 2006.

Ses écrits

En 1998, elle publie l’Étau (Acte Sud, 1998, Paris) un essai dénonçant la politique des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international, Banque mondiale). 
En 2003, dans le Viol de l’imaginaire (Fayard, 2003, Paris), elle dénonce les mécanismes privant l’Afrique de ses ressources financières, naturelles et humaines.
En 2005, elle publie une Lettre au président des Français à propos de la Côte-d’Ivoire et de l’Afrique en général (Fayard, 2005, Paris) où elle analyse les crises africaines dans le “pré carré français” à la lumière de la mondialisation libérale.
En 2008, elle publie l’Afrique humiliée (Fayard, 2008, Paris) où elle critique vivement le discours jugé raciste et néocolonialiste de Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007. Elle est aussi Co-auteure de l’essai « La Gloire des imposteurs Lettres sur le Mali et l’Afrique » avec Boubacar Diop,  sorti en  2014, elle y dénonce l’intervention française au Mali

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