Campagne nationale de vulgarisation de la loi sur la promotion du genre: Réduire au mieux les inégalités

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Afin de réduire les inégalités de genre entre les femmes et les hommes sur la scène publique en augmentant la représentativité des femmes dans les instances nominatives et électives et assurer la promotion du genre pour les femmes et pour les hommes, l’Assemblée nationale a adopté la loi 05 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre. Elle a ensuite, été promulguée par le Président de la République. C’est dans ce cadre que le ministère de la Promotion de la femme, en partenariat avec le NDI et l’USAID, a initié une campagne nationale d’information pour permettre aux Maliens de mieux s’approprier le contenu de ladite loi. Le lancement  de la campagne a eu lieu, au CICB devant une foule nombreuse.

« La loi pour la promotion du genre ne favorise pas que les femmes ! Nous sommes tous concernés », « Ensemble donc pour la promotion du genre dans les instances nominatives et électives au Mali ». C’étaient les slogans affichés dans la salle à l’occasion du lancement de la campagne  nationale de vulgarisation  de la loi sur la promotion du genre. Dans une présentation faite par Amadou Diallo du programme national genre, il ressort qu’au Mali, sur 145 députés, 14 seulement sont des femmes, 9 conseillers nationaux femmes contre 69 hommes, 8 femmes maires contre 695 hommes, soit 1%. La présidence de la République compte 20 femmes contre 57 hommes, la Primature en compte 18  contre 117. Quant à la Cour constitutionnelle, elle  compte 5 femmes contre 7 hommes. La Haute Cour de Justice compte 2 femmes contre 20 hommes, le Haut Conseil des collectivités territoriales en compte 8 contre 102 hommes et le Conseil économique social et culturel compte 17 femmes contre 94 hommes.

Ces journées d’informations à Bamako et dans les régions permettront à la population malienne de comprendre que cette loi ne concerne pas que les femmes. Les hommes sont aussi concernés. Il s’agit de voir dans quelle mesure les hommes et les femmes  peuvent, de façon équitable, participer à la gestion du pays.

L’opérationnalisation de cette loi,  selon le représentant de NDI, Chéibou Traoré, reste une nécessité du fait que les femmes rencontrent de sérieuses difficultés lors de l’établissement des listes de candidatures en vue des postes  électifs.

A travers cette loi, dira la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Sangaré Oumou Bah, le Mali rejoint l’arène des pays qui ont déjà légiféré sur la question de la réduction des inégalités de genre dans la vie politique. En outre, elle ouvre la voie vers une meilleure justice sociale pour les femmes et les hommes en vue d’accéder aux fonctions nominatives et électives. Dans l’histoire, cette loi restera un modèle de courage et de volonté politique.  « Le vrai challenge  aujourd’hui, c’est sa mise en œuvre sans condition » a t- elle dit.

F. Mah Thiam KONE

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