La chronique du coach n°5 – L’aiglon qui se prenait pour un coq

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Une vielle légende,  issue d’un livre de développement personnel, raconte l’histoire d’une aigle royale, très fatiguée,  qui pondit son œuf prêt d’un poulailler. L’œuf roula dans le nid d’une poule qui couva toute la portée sans prendre garde à l’intrus. L’aiglon vit le jour au milieu d’une portée de poussins de prairie et grandit avec eux.  L’aiglon apprit à faire comme toutes les poules de prairie : il caquetait et picorait dans la cour de la ferme et voletait de temps en temps mais jamais trop loin. Les années passèrent. Et l’aigle devint un adulte. Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S’élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes argentées.

– « Quel oiseau splendide ! » dit notre aigle à ses voisins.   « Qu’est-ce que c’est ? », « C’est un Aigle royal, le roi des oiseaux, » caqueta sa voisine.

– « Comme j’aimerais voler aussi haut que lui « , dit-il encore, « faire trembler toute la basse-cour »

« Oui, mais, il ne sert à rien d’y penser. Tu ne seras jamais une aigle royale. Tu es une pauvre poule de prairie et tu ne peux pas aller aussi loin »

Ainsi, l’aigle de la basse-cour n’y pensa plus. Elle mourut en pensant qu’elle était une poule de prairie et elle regardait de temps en temps le ciel en se disant, si je pouvais….

Vous est-il arrivé de penser que vous étiez une poule de prairie alors que le rêve de l’aigle royale vous couvait sous la peau ?

Quelques fois, pour ne pas prendre de risques, nous restons dans notre zone de confort au lieu de déployer nos ailes et de voir de quoi nous sommes capable. Parfois aussi, c’est nous qui sommes cette poule négative qui empêche ces ailes de se déployer pour d’autres personnes.

Une des lois les plus importantes du développement personnel, la loi de l’environnement, nous fais comprendre qu’il est plus facile d’être encouragé par une personne pour accomplir un projet lorsque que celui-là l’a déjà accompli lui-même. Quand tu parles de tes ambitions à un ami, un parent ou une relation qui n’a jamais pris pareil risque, par peur, par prudence, par instinct de protection, il a tendance à t’en dissuader au lieu de t’encourager à aller vers ton succès. De très bonne fois, il peut tuer ton rêve, parce qu’il craint que tu ne sois déçue quand tu échoueras à entreprendre ton idée, parce qu’’il  t’aime et que qu’il ne te  souhaite pas de vivre un échec. Quand il s’agit de notre enfant, c’est encore pire : nous les surprotégeons et bien souvent, nous les empêchons d’aller vers la carrière qui les attire parce que nous craignons que ce ne soit pas le job à la mode quand il finira ses études, ou qu’il ne soit pas assez « brillant » pour réussir dans un pareil métier.

Nous oublions très souvent que le talent est le premier moteur de réussite dans un métier et qu’un enfant qui est orienté selon son talent, a toutes les chances de donner un résultat extraordinaire parce que motivé par l’appel de son cœur.

Pour leur évolution, il est important de laisser les enfants déployer leurs ailes et tenter les expériences capables de les faire grandir. Nul n’est à l’abri d’un échec, mais surprotéger un enfant et l’empêcher de sortir de sa zone de confort est aussi la meilleure façon de ne pas lui permettre de croitre dans le sens de ses ambitions.

A priori, n’importe quel enfant a les graines de la réussite, c’est la façon de l’amener à exprimer son talent qui lui assure le développement de son potentiel. Quand un enfant dit à son entourage qu’il veut devenir un dirigent célèbre ou un homme d’affaires prospère, notre réaction face à son ambition définira sa confiance vis-à-vis de lui-même et de sa capacité à réussir des expériences, ou même simplement à les tenter. Ceux qui ont réussi dans leurs domaines respectifs sont tous unanimes là-dessus :   la réussite passe forcément par les échecs et les tentatives infructueuses. L’échec est donc l’autre revers de la réussite. Protéger un enfant de l’échec est donc lui couper la route de sa réussite et du déploiement de son talent et de son potentiel de résilience et de résistance, donc de croissance.

En définitif, challenger son enfant sur ses choix, oui ! L’aider à y voir plus clair quand il désir s’engager vers des routes non balisées, certainement ! Mais l’empêcher de prendre des risques, tenter de nouvelles aventures, aller vers des expériences enrichissantes qui respectent ses valeurs, non ! cela revient à casser les ailes de l’aiglon  qui ne demandent qu’à se déployer.

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